Vendredi 30 Mars 2018
Rédigé par Clara Robert-Motta. Modifié le 16 Avril 2018

La Wi-School : l'école du 9e montessorienne et bilingue


La Wi School – école Montessori internationale est implantée dans le 9e depuis 10 ans. Elle accueille presque une centaine d’enfants et applique une pédagogie alternative. L'objectif, en français et en anglais : apprendre à être autonome, prendre confiance en soi et communiquer pacifiquement avec les autres.


Choisir d'être sur un canapé, sur un tapis au sol ou sur une chaise, «c'est déjà modifier son environnement pour se sentir dans les meilleures conditions» pour Flora Belot (©Clara Robert-Motta/D9).
Choisir d'être sur un canapé, sur un tapis au sol ou sur une chaise, «c'est déjà modifier son environnement pour se sentir dans les meilleures conditions» pour Flora Belot (©Clara Robert-Motta/D9).

La salle de classe est longue et aérée, les chaises et tables ne sont pas tournées vers un tableau et les enfants sont sur un tapis au sol, attablés ou sur un canapé. Bienvenue à la Wi School, une école Montessori internationale installée dans le 9e arrondissement. Ce nom, ce sont d’ailleurs les enfants qui l’ont trouvé. «Au début, les enfants ont choisi Wi Kids, et lorsque l’on a ouvert le collège, les plus grands ont proposé de changer pour Wi School», explique Morgane Planchon, adjointe administrative de l’école.

 
© Clara Robert-Motta/D9
© Clara Robert-Motta/D9

A la Wi School, les enfants sont autonomes et prennent des décisions. L’école, qui a eu dix ans cette année, a été fondée par son actuelle directrice, Flora Belot. Souriante et énergique, elle baigne dans l’Education nationale et la réflexivité autour de l’éducation depuis son plus jeune âge, par ses parents enseignant et formatrice d'instituteurs. Parente, elle cherche un établissement primaire où son aînée pourrait continuer sa scolarité avec des pédagogies alternatives*. Elle découvre que la pédagogie alternative dans le public est presque une affaire de chance. Même en trouvant une école où un enseignant utilise ces méthodes, encore faut-il être pris dans sa classe. «Non, je ne joue pas aux dés avec mes enfants, l’éducation est suffisamment importante pour moi pour que je participe à l’environnement dans lequel apprend mon enfant.» Flora Belot décide alors de créer sa propre école. Ne voulant pas enseigner elle-même à ses enfants, elle devient administratrice.

“Créer un environnement qui leur correspond et leur en donner les moyens”

En 2008, la Wi School ouvre, sous l’égide de la méthode éducative Montessori. Développée par la médecin italienne Maria Montessori au milieu du XXe siècle, cette pédagogie est pensée pour développer l’autonomie et la confiance en soi de l’enfant. «Notre travail consiste à faire comprendre aux enfants qu’ils ont la possibilité de créer un environnement qui leur correspond et de leur en donner les moyens», explique la directrice de l’école. A l’époque, Montessori se basait déjà sur les neurosciences et ses observations.

 

Le matériel utilisé est important, il fait partie intégrante de la méthode d’apprentissage. Assis sur un tapis de sol, Théo** fait de la grammaire avec des formes géométriques associées à des structures grammaticales et des étiquettes (voir photo). Selon la pédagogie Montessori, la symbolique est essentielle pour comprendre visuellement. On recherche l’autonomie, tout le matériel est en libre-service dans la classe. Les enfants sont libres de choisir l’atelier qu’ils vont faire. «Choisir, c’est se fixer un objectif, l’éducateur est là pour lui en donner les moyens en lui expliquant l’atelier.» Grâce aux classes multi-niveaux, un enfant plus expérimenté sur un sujet peut aider un autre à progresser, promouvant ainsi l’entraide et la coopération.  

 
Chaque forme géométrique correspond à une forme grammaticale. L'enfant trouve les différentes formes dans la phrase et s'autocorrige (©Clara Robert-Motta/D9).
Chaque forme géométrique correspond à une forme grammaticale. L'enfant trouve les différentes formes dans la phrase et s'autocorrige (©Clara Robert-Motta/D9).

Chaque exercice est autocorrigé. Ici, on ne sanctionne pas par des notes, on suit la progression de chaque élève individuellement et on fonctionne par acquis. C’est la principale raison qui a poussé Stéphane à mettre son fils Paul**, 10 ans, dans une école Montessori. «Mon fils a quelques difficultés d’apprentissage et dans sa classe précédente, on ne pouvait pas s’occuper de lui d’une façon différenciée. Ici, on respecte le rythme de l’enfant», explique-t-il. Pas plus de onze élèves par classe en maternelle, et dix-huit en primaire et collège : l’encadrant sait où en est chacun de ses élèves. Le matériel est également adapté. Gaspard**, 12 ans et dyslexique, peut ici s’aider d’une tablette facilitant la réécriture.

 

Une école bilingue

Un autre aspect de l’école est le bilinguisme franco-anglais. Trois jours sur cinq, les encadrants présents sont de langue maternelle anglophone. Flora Belot souhaite que les enfants apprennent une langue, mais aussi une culture. «Deux langues, c’est deux façons de penser les choses. Pour que les enfants soient ouverts sur le monde, il faut qu’ils aient un langage de communication avec l’extérieur.» Olivier, papa de Valentine**, 6 ans et demi, a d’ailleurs choisi la Wi School pour que sa fille continue sa scolarité en bilinguisme qu’elle avait débutée en Belgique.

 
Cet atelier pour les plus petits leur permet d'apprendre les graphèmes et les phonèmes grâce aux lettres rugueuses. © Clara Robert-Motta/D9
Cet atelier pour les plus petits leur permet d'apprendre les graphèmes et les phonèmes grâce aux lettres rugueuses. © Clara Robert-Motta/D9

Presque cent enfants sont inscrits à l’école. «La maternelle est très demandée», affirme Flora Belot. Mais inscrire ses enfants dans la Wi School n’est pas donné à tout le monde : il faut dépenser presque 700 euros par mois et par enfant. La directrice admet que les parents d’élèves de son établissement ont de l’argent, même si «dans le 9e, c’est beaucoup d’artistes, ce n’est pas bling-bling». Si la pédagogie Montessori a vocation à s’étendre aux classes populaires, elle est actuellement surtout le fait de classes sociales aisées. Pourtant, des initiatives, comme l’association Public Montessori, aident les professeurs du public à appliquer cette pédagogie dans leurs classes de l’Education nationale. Mais pour Morgane Planchon, l’adjointe, ce qu’il faudrait avant tout, c’est «repenser l’école publique».

 

FRISE. L'évolution de la pédagogie Montessori


* pédagogies alternatives : apprentissages où sont utilisées des méthodes différentes des pratiques recommandées par l’Éducation nationale, comme les méthodes Montessori, Freinet, Steiner... Toutefois, alternatif ne veut pas dire privé : certains professeurs de l’Éducation nationale utilisent ces méthodes alternatives au sein de l’école publique.

** tous les prénoms d’enfants ont été modifiés.

 

Clara Robert-Motta




1.Posté par Mumbai escorts le 18/05/2018 14:04
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