Jeudi 16 Novembre 2017
Rédigé par Kevin Denzler. Modifié le 22 Novembre 2017

L’unique boutique Unicef parisienne lance sa collecte de fin d’année


Depuis le mois d’octobre dernier, la seule boutique solidaire Unicef de Paris intra-muros, située dans le 9e arrondissement, propose de nombreux produits dans le cadre de sa campagne de collecte de fin d’année. L’objectif ? Venir en aide aux enfants les plus vulnérables en récoltant des fonds.



«Cette boutique est la visibilité parisienne de l’Unicef». Brigitte Monsou a pris la tête du comité Unicef Paris-Saint Denis depuis la rentrée. Après une longue carrière dans des multinationales telles que Danone, elle consacre la majeure partie de son temps au travail associatif. Depuis son bureau de la 7 rue Saint-Lazare, cette ancienne chef d’entreprise explique volontiers la raison d’être de la boutique, implantée dans le 9e arrondissement depuis plus de vingt ans. 


«Cette boutique se situe à l’emplacement de l’ancien siège social d’Unicef France. Le fait qu’elle se situe dans le 9e n’est pas un hasard étant donné la position centrale de l’arrondissement dans la géographie parisienne. Avec le développement d’internet, elle permet surtout aux gens de ressentir la proximité et d’avoir la possibilité de voir les produits en vrai». Ouverte habituellement tous les jours de 11h30 à 15h30, elle bénéficie depuis le 6 novembre d’horaires plus larges et accueille les clients de 10h à 17h.  La raison ? La campagne de collecte de fonds dit des «cadeaux de Noël solidaires» est entrée dans une nouvelle phase. 

Des produits diversifiés


Le coup d’envoi de la campagne a été donné début octobre. L’opération se poursuit jusqu’à la mi-janvier, une volonté assumée de la part de l’ONG : «D’un tiers à un quart des ressources engrangées par le comité Paris Saint-Denis le sont à cette période.» L’attente est forte du côté de l’organisation, qui espère ainsi améliorer les chiffres de l’an passé, où les ventes totales de la boutique s’étaient élevées à 58 290€. 


Pour ce faire, l’Unicef a fait le choix de diversifier sa gamme de produits. Outre les mythiques cartes de vœux – dont certaines ont été pensées par Jean-Paul Gaultier -  vitrines de la campagne depuis près de 40 ans et dont le prix s’étalonne entre 8 et 12 euros, la boutique propose un catalogue riche et varié. Tasses à café, jouets pour enfants ou encore jeux éducatifs, l’organisation a tenté selon Brigitte Monsou de «proposer des objets qui ne soient pas juste saisonniers, mais qui s’étalent sur l’année.»

«77% des fonds récoltés vont aux enfants»


La vente de ces produits permet avant tout de financer les programmes de terrain et les agences locales de l’Unicef. Sept grandes priorités ont d’ailleurs été érigées pour l’année 2018, à commencer par l’accompagnement de jeunes réfugiés : «Pour 100 € collectés, 77€ vont aux programmes dédiés aux enfants, 20€ servent à l’appel à la générosité du public, c’est-à-dire les campagnes de communication et 3€ sont dédiés aux frais de fonctionnement. Plus des trois-quarts des fonds repartent vers les pays dits du Sud.» explique Brigitte Monsou.
Carte de voeux pensée par Jean-Paul Gaultier ©Unicef
Carte de voeux pensée par Jean-Paul Gaultier ©Unicef


Seul bémol, certains produits sont encore fabriqués en Chine. Une anomalie à laquelle l’Unicef tente de remédier d’années en années : «Une majorité de produits sont fabriqués en France comme les cartes, les calendriers, les livres, les puzzles ou les peluches. Pour ceux étant assemblés en Chine, l’Unicef s’assure que les normes et les valeurs de l’organisation soient respectées.»

Une vitrine indispensable


Elisabeth Framy, bénévole depuis 12 ans, a longtemps fait office de factotum au 7 rue Saint-Lazare. Ancienne responsable de la boutique, elle reconnaît volontiers que les chalands ne se bousculent pas au portillon pour le moment : «C’est surtout en décembre et en janvier que ça explose, pour l’instant ce sont surtout les entreprises qui achètent


L’année passée, les ventes sur internet ont supplanté celles de la boutique. Pour autant, cette vitrine qu’est la boutique demeure une nécessité selon Elisabeth. « C’est l’occasion de créer du contact. Beaucoup d’étrangers viennent ici, on a aussi pas mal de gens du quartier et on a même une famille qui vient de Chartres, chaque année.»


Malgré son statut d’agence des Nations unies, l’Unicef fait face à de nombreuses contraintes budgétaires. Frais de banque, de fonctionnement, de gestion, de personnel, l’organisation n’échappe pas à la réalité du marché. Pour Brigitte Monsou : «Il ne faut pas croire que le fonctionnement d’une ONG est fondamentalement différent de celui d’une entreprise.» Une entreprise sur laquelle compte des dizaines de millions d’enfants à travers la planète. 
Quelques chiffres sur l'antenne française d'Unicef ©Victor Hamard
Quelques chiffres sur l'antenne française d'Unicef ©Victor Hamard

INFOS PRATIQUES


Boutique Solidaire Unicef
7 rue Saint-Lazare
Métro Notre-Dame-de-Lorette (Ligne 12)

Lundi au Vendredi 10h-17h jusqu'à fin novembre
10h-18h30 en décembre et janvier
01 48 74 74 60

Plus d’infos sur : https://www.unicef.fr/comite-UNICEF/unicef-paris


Kevin Denzler 



Nouveau commentaire :







La playlist de septembre