Lundi 20 Novembre 2017
Rédigé par Adrien Palluet. Modifié le 22 Novembre 2017

Grisaille sur l’immobilier du 9e


Dans un climat de hausse généralisée des prix de l’immobilier dans la capitale, le 9e ne fait pas exception et voit son marché du logement et des bureaux subir une hausse importante lors du deuxième trimestre 2017.


Comme dans le reste de la capitale, les prix de l'immobilier ont encore augmenté dans le 9e ce trimestre.  ©AdrienPalluet/D9
Comme dans le reste de la capitale, les prix de l'immobilier ont encore augmenté dans le 9e ce trimestre. ©AdrienPalluet/D9
«Un quartier branché» c’est ainsi qu’un membre de l’agence ERA immobilier décrit le 9e arrondissement. Et c’est bien ce côté «branché» qui explique la forte demande d’achat de biens immobiliers dans l’arrondissement. Couplée à une offre de logements neufs assez faible, les prix grimpent pour atteindre aujourd’hui des sommes comprises entre 9 000 et 10 700 euros au mètre carré.
Autre explication de l’agent, les «taux d’intérêts sont bas en ce moment, autour de 1.40%, ce qui pousse les gens à investir.» Cependant, il faut distinguer les petites surfaces (autour de 30 mètre carré) qui subissent une forte hausse, d’environ 10%, et les plus grandes surfaces dont les prix restent stables. Une hausse bien supérieure au reste de Paris puisque selon l’INSEE, la hausse moyenne des prix de l’immobilier dans la capitale lors du deuxième trimestre 2017 était de 6.6%.

Les bureaux ne sont pas épargnés

Et comme le confirme Stéphane Lemessier, salarié de l’agence Gestion et Transactions de France, «ce sont les catégories CSP ++ qui achètent ou bien les classes moyennes qui osent cette année prendre le risque d’’utiliser leur épargne pour acquérir ces biens». Mais plus étonnant, «près de la moitié des achats se font sans emprunt », explique-t-il.
La même augmentation s’applique aux prix de l’immobilier de bureau qui atteint les 10 000 euros au mètre carré lors du deuxième trimestre 2017. Conséquence, le marché de l’immobilier de bureau est un peu saturé, toujours selon Stéphane Lemessier. Cependant, les prix de ces biens sont moins affectés par la hausse. En effet, il y a plus de construction de neuf pour l’immobilier de bureau que pour les logements.

Des hausses et des risques

Le 9e est un quartier « branché », ce qui explique la forte demande d’achat de biens immobiliers dans l’arrondissement.  ©AdrienPalluet/D9
Le 9e est un quartier « branché », ce qui explique la forte demande d’achat de biens immobiliers dans l’arrondissement. ©AdrienPalluet/D9
Ces hausses de prix au mètre carré impactent aussi les loyers. Les propriétaires peuvent répercuter cette hausse exponentielle sur les loyers qu’ils pratiquent et ainsi réorienter leur clientèle.
Mais une ombre plane au-dessus de ce marché : «on commence à en parler et ça n’engage que moi mais il y a un risque de bulle immobilière» déclare Stéphane Lemessier. «Les banques rouvrent les vannes, la consommation est présente, les taux d’intérêt sont bas et s’ils n’augmentent pas alors que les prix continuent de grimper, il peut y avoir un risque de bulle.» Un constat qui pourrait poser un problème pour la dette des ménages et fragiliser le retour de la croissance dans le pays. En espérant que ce ne soit qu’un épisode nuageux.

Adrien Palluet



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