Jeudi 28 Novembre 2013
Rédigé par Margaux Bourdin. Modifié le 14 Novembre 2014

Flâner dans les Grands Boulevards de Tonie Behar


LITTÉRATURE - L’histoire du quatrième roman de Tonie Behar, Grands Boulevards, s’ancre au croisement des 9ème et 2ème arrondissements. Il est paru en juin dernier aux éditions JC Lattès, après deux années de maturation.


Tonie Behar, auteure du roman Grands Boulevards  © Margaux Bourdin
Tonie Behar, auteure du roman Grands Boulevards © Margaux Bourdin
«C’est un des lieux les plus agréables qui soient au monde. C’est un des points rares sur la terre où le plaisir s’est concentré. Le Parisien y vit, le provincial y accourt, l’étranger qui y passe s’en souvient (…) Restaurants, cafés, théâtres, bains, maisons de jeu ; tout s’y presse.» Sous la plume d’Alfred de Musset, au 19ème siècle, les Grands Boulevards incarnent le centre du monde. Pour débuter son 4ème roman, l’écrivain Tonie Behar a choisi cette phrase. Une mise en exergue et un livre qui sonnent comme une déclaration d’amour à un quartier qu’elle connaît bien.

Tintements de verres et brouhaha dans le café des Capucins. Entre deux gorgées de thé, deux éclats de rires, le regard de Tonie Behar balaye le lieu. Et s’arrête sur le plafond Belle Époque du café. «J’ai l’œil aiguisé. Comme Doria». Doria, c’est l’héroïne de Grands Boulevards. Une jeune comédienne de 28 ans qui, à la suite d’une séparation amoureuse douloureuse, s’installe chez son père, au 19 bis boulevard de Montmartre. L’histoire s’ancre dans un quartier qu’elle aime, au croisement des 9ème et 2ème arrondissements. Elle y travaille et puise son inspiration. «Quand j’allais dans le cybercafé Milk et que j’écrivais, j’avais parfois envie de prendre l’air. Je me baladais sur les Grands Boulevards. J’ai commencé à ouvrir les yeux et ça m’a énormément parlé, ça m’a énormément inspiré. Du coup, j’ai eu envie d’écrire sur quelque chose qui se passe ici.»

Des lieux marqués par l’histoire du 19ème siècle

Née à Istanbul, Tonie Behar arrive à Paris à l’âge de 5 ans. Son père, commerçant, tient une boutique à Poissonnière où elle a l’habitude de se rendre le weekend. À l’adolescence, elle découvre la littérature du 19ème siècle, celle de Proust, Zola, Flaubert, Maupassant. Époque pendant laquelle «les Grands Boulevards brillaient de tous leurs feux». Elle raconte que dans La recherche de Proust, Swann tombe amoureux d’Odette à la Maison Dorée, un ancien restaurant situé dans le 9ème arrondissement. «Quand je me promenais, je retrouvais tous ces lieux, totalement encore marqués par cette histoire du 19ème siècle.»

Dans Grands Boulevards, les chapitres se succèdent comme des petites scénettes. On se promène avec les personnages sur le Boulevard de la Madeleine. On rit du personnage de Karim patron du Broadway Boulevard. On s’infiltre dans les passages secrets du Grand Rex avec son directeur Bruno Blankaert, lui qui existe bien dans la vie réelle. On écoute les souvenirs de l’enfance de Doria vers Faubourg - Poissonnière. On flâne dans le 9ème arrondissement. Et on apprend finalement beaucoup sur l’histoire des Grands Boulevards.

 



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1.Posté par Benoît le 29/11/2013 23:28
Comment écrire "Grands Boulevards" après "Bel Ami" ?!

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