Lundi 27 Novembre 2017
Rédigé par Léa Boutin-Rivière. Modifié le 30 Novembre 2017

Âmes d’enquêteurs, les passages couverts du 9e sous votre loupe


Vous êtes en panne d’idées pour occuper votre week-end ? L'entreprise de loisirs Paris ma belle organise, tous les week-ends, un jeu de piste qui commence Square Montholon (métro Cadet). Sous prétexte de résoudre une enquête de façon ludique, les participant•e•s découvrent le centre parisien.


L'équipe est encadrée par un·e animateur·rice qui les conseille au téléphone au besoin (©LéaBoutin-Rivière/D9)
L'équipe est encadrée par un·e animateur·rice qui les conseille au téléphone au besoin (©LéaBoutin-Rivière/D9)

Vous rêvez d’être détective ? Vous pensez avoir la carrure de Sherlock Holmes ? Paris Ma Belle, une agence de divertissement basée à Paris, propose des jeux de piste qui vous permettront de le prouver. Leur particularité ? «On s’est efforcés de créer des jeux de piste qui suivent une histoire vraie» explique Nadia, qui anime des sessions depuis trois mois.
Le jeu de piste «Sous les passages couverts», dont l’enquête prend en partie place dans le 9e, met en scène une enquête de Vidocq, un bagnard devenu détective privé au XIXème siècle. L’intrigue promet une après-midi palpitante : un homme est mort sous les arches du Palais-Royal, sans pouvoir donner le nom de son meurtrier. Le coupable est encore dans la nature, vous devez le retrouver, dans une véritable course contre la montre pour terminer le jeu en premier. 
 

L’histoire au premier plan

Avant même que la session ne commence, les joueur·euse·s font déjà un saut dans l’histoire : l’animatrice explique qui était Eugène-François Vidocq, ce forçat évadé devenu chef de la brigade de sûreté parisienne, ou encore ce que sont les passages couverts. Vous apprendrez par exemple qu’il n’en reste aujourd’hui qu’une vingtaine, alors qu’il en existait plus de 100 au XIXème siècle. La plupart ont disparu face à la concurrence des grands magasins : moins bien chauffés et plus petits, ils ont été délaissés.
 
A l’heure du départ, les équipes s’en vont une à une. Il faut aller vite : la première équipe à répondre aux questions de l’animateur·rice est la première partie. Lorsqu’une dizaine d’équipes sont en concurrence, avoir de l’avance est un avantage non-négligeable.
 
Durant tout l’après-midi, les joueur·euse·s sillonnent le 9e arrondissement, puis le 2e et le 1er, du passage Verdeau jusqu’au Palais-Royal en passant par la Galerie Vivienne, pour recueillir des informations et remporter la partie. Il leur faudra trouver le nom des mosaïstes de telle galerie, remplir des mots fléchés en observant attentivement les devantures des boutiques de certains passages… Smartphone interdit, tout doit se jouer à l’observation ! Pas toujours facile dans des lieux bondés, immenses, quand ce n’est pas les deux en même temps. À la fin du jeu, toutes les réponses sont données aux apprenti·e·s détectives, avec des éclairages historiques lorsque les questions s’y prêtent.  Les scores sont impressionnants :  la meilleure équipe affiche 98 sur 100 sur le feuillet de réponses donnés en début de parcours.
 


« Un mélange de sport, d’énigme et de recherche »

Gagner la partie ou en apprendre plus sur les lieux visités ? Tout au long de l’aventure – environ trois heures –, les participant·e·s sont partagé·e·s. Pour mener l’enquête, pas besoin de longs imperméables, d’une pipe ou d’un calepin : Paris Ma Belle fournit un «carnet de route» à chaque équipe, qui contient des indications sur les bâtiments traversés. Pour Louise, bordelaise venue à Paris pour le week-end avec des ami·e·s, «le jeu permet de s’amuser, de se défouler, et de visiter Paris». «C’est un mélange de sport, d’énigme et de recherche», abonde Pierre une fois l’enquête terminée, apparemment fatigué de son après-midi passée à courir après les indices. 

Le carnet de route indique aux équipes le chemin à suivre, mais fait aussi office de guide touristique (©LéaBoutin-Rivière/D9)
Le carnet de route indique aux équipes le chemin à suivre, mais fait aussi office de guide touristique (©LéaBoutin-Rivière/D9)

Une activité régressive et fédératrice

«On est généralement une trentaine, parfois on monte jusqu’à quarante», souffle Nadia en regardant le groupe se former, en début d’après-midi. Les jeux de piste séduisent en effet de nombreux adultes désireux de mêler culture et jeu : le but est de retrouver la saveur des chasses au trésor de l’enfance. 
 
Les entreprises elles-mêmes se laissent séduire par l’expérience, pour des sessions team building (resserrer les liens entre les membres d’une équipe de travail).  En-dehors des sessions publiques du week-end, Paris Ma Belle propose toute la semaine des « sessions privées », destinées aux Comités d’entreprise ou aux grandes écoles et universités.
 
Concernant notre équipe, pour la gagne on repassera : la curiosité a pris le dessus sur l’esprit de compétition. Mais comme Sherlock Holmes l’a affirmé dans Une étude en rouge, «On a dit que le génie n’est qu’une longue patience. Ce n’est pas très exact, mais cela s’applique bien au métier de détective.»

Léa Boutin-Rivière

Infos pratiques

Quand ? Le samedi et le dimanche de 13h45 à 16h30
Où ? Départ au Square Montholon 
Combien ? 12 euros par personne 
+ d'infos : http://www.parismabelle.com  



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1.Posté par Janou le 28/11/2017 08:43 (depuis mobile)
C''est très amusant! Mais de grâce, arrêtez d''utiliser l''écriture inclusive, c''est une bêtise indigne de vous!
Bien fidèlement, Janou

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