Vendredi 3 Novembre 2017
Rédigé par Clémentine Sabrié. Modifié le 7 Novembre 2017

Pénélope Bagieu expose ses «Culottées»


Jusqu’au 2 décembre, la dessinatrice Pénélope Bagieu présente une quarantaine de portraits de femmes, à l’encre de chine, à la Galerie Barbier et Mathon, rue Choron dans le 9e arrondissement. Le Daily Neuvième s’est rendu au vernissage qui avait lieu jeudi soir en présence de la bédéiste.


Exposition Pénélope Bagieu à la galerie Barbier & Mathon ©LéaBoutin-Rivière/D9
Exposition Pénélope Bagieu à la galerie Barbier & Mathon ©LéaBoutin-Rivière/D9


Devant la galerie, Pénélope Bagieu prend la pose avec une petite fille et une adolescente qui brandissent fièrement leurs exemplaires des tomes un et deux des Culottées, les bandes dessinées qui dressent de nombreux portraits de femmes. La dame qui les photographie est «bluffée par [l’]écriture» de la dessinatrice et par ses choix de modèles féminins inspirants. Selon elle, la représentation positive de femmes fortes est importante pour l’éducation des jeunes générations.

La foule se presse devant les portraits sobres et sans fioritures à l’intérieur de la galerie exiguë. Quelques traits élégants d’encre de chine, plus ou moins épais, dessinent le visage des femmes qui ont marqué l’histoire à leur façon. Les légendes présentent seulement le prénom des icônes, leurs traits étant facilement reconnaissables. Les visiteurs trouvent, ici et là, les portraits de Frida, Christiane et Simone. 

«Sa sélection de femmes est brillante» s’exclame Steffi, une grande fan des livres de Pénélope Bagieu, venue découvrir ses dessins à l’encre. Steffi considère qu’ «on retrouve un peu d’elle dans chaque histoire» de femmes «vraiment exceptionnelles». Pénélope Bagieu a su insuffler un peu d’elle dans chaque portrait, même si les femmes dépeintes ont toutes eu des vies différentes, ne serait-ce que par leur nationalité, leur métier ou leurs talents.
 

Joséphine Baker, Nellie Bly et Billie Holiday : des femmes de tous les horizons ©NoémieKoskas/D9
Joséphine Baker, Nellie Bly et Billie Holiday : des femmes de tous les horizons ©NoémieKoskas/D9

Boucler la boucle «culottée»


Un an après avoir fini d’écrire les deux tomes des Culottées, elle «retrouve ses vieilles copines», plaisante la dessinatrice. Le travail fourni pour l’exposition est un brin différent de celui pour les bandes dessinées. Quand Pénélope Bagieu écrivait et dessinait les Culottées, elle devait en effet exécuter chaque portrait en une semaine. Elle confie être heureuse d’avoir pu «prendre le temps de faire des beaux dessins à l’encre de chine».

Avec cette exposition, la dessinatrice souhaite mettre en valeur «des femmes qui ne sont pas dans ses livres et leur rendre un dernier hommage», explique-t-elle. Les visiteurs peuvent donc observer les portraits inédits de Simone Veil et Christiane Taubira. Pénélope Bagieu esquisse une dernière fois son admiration pour ces héroïnes historiques ou légendaires pour «boucler le chapitre des Culottées dans sa vie», selon elle. 
 

Pénélope Bagieu a choisi Frida Kahlo pour incarner sa série des culottés ©LéaBoutin-Rivière/D9
Pénélope Bagieu a choisi Frida Kahlo pour incarner sa série des culottés ©LéaBoutin-Rivière/D9

Des femmes qui portent la culotte


La bédéiste choisit ses «culottées» de manière «subjective»: elle a dessiné l’histoire «des femmes qui lui plaisaient, qui l’inspiraient», développe-t-elle. De la chanteuse et danseuse Joséphine Baker, à Phulan Devi, la reine des bandits indienne, en passant par la femme à barbe Clémentine Delait, elle a rassemblé les histoires de dizaines de femmes en deux tomes illustrée de sa main, sous forme de bandes dessinées.

Pénélope Bagieu peine à choisir son icône préférée parmi toutes celles qu’elle a décrites au fil des pages de ses ouvrages. Elle finit par arrêter son choix sur Tove Jansson, l’artiste finlandaise créatrice des Moumines, des petits trolls gentillets qui expliquent des faits de vie aux enfants. Elle admire sa manière de ne pas mélanger vie privée et travail. Mais ce qu’elle préfère avant tout, c’est sa philosophie de vie qui est, selon elle, «travailler pour le plaisir». 
 
Clémentine Sabrié


Infos pratiques:

Exposition Pénélope Bagieu
Galerie Barbier & Mathon
10, rue Choron
Métro 12 Notre-Dame-de-Lorette

 



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