Lundi 30 Octobre 2017
Rédigé par Victor Le Boisselier . Modifié le 2 Novembre 2017

Le musée Grévin revêt aussi son costume d’Halloween


Ce mardi soir, le musée Grévin clôture la troisième édition des Sept Nocturnes. A l’occasion d’Halloween, le célèbre établissement parisien fait revivre la légende de la bête du Gévaudan. Une expérience immersive pour les visiteurs, mais aussi pour les comédiens.


Le docteur fou, un des seize personnages créés à l'occasion de "la Bête hante Grévin" (© Yann Deret)
Le docteur fou, un des seize personnages créés à l'occasion de "la Bête hante Grévin" (© Yann Deret)

« Ce n’est plus à l’histoire que vous allez devoir faire face, mais à la légende », prévient Jean Chastel, d’une voix maléfique. Ce samedi 28 octobre, « le tueur de la bête » fait face aux figures apeurées des enfants. Comme ses 15 autres collègues comédiens, il s’essaiera à terrifier les 1500 téméraires du soir. Un décor créé pour l'occasion fait fondre les statues de cire parmi les caves à sang et réserves d'organes. Pour cette troisième édition débutée le 25 octobre et se terminant ce soir, l’organisation du musée Grévin ressuscite le mythe de la Bête du Gévaudan, créature mystérieuse du XVIIIe siècle, qui hanterait l’établissement. 

« Alors la chamane, le grand Chambellan, le docteur fou, Hippocrate Buffon là-bas, au fond. » Dans sa tenue de Marie-Antoinette, Véronique Berecz, directrice des relations extérieures, passe ses troupes en revue. A trente minutes de l’ouverture des portes, le théâtre du musée Grévin est transformé en salle de maquillage. Sous les regards de Mimi Mathy, Anne Roumannoff et autres sosies de cire, Gigi se recouvre les mains de faux sang, prête à surprendre les visiteurs. 

Une histoire sur mesure pour le musée

Pendant sept soirées, les comédiens côtoient les statues de cire du Musée Grévin (©Yann Deret)
Pendant sept soirées, les comédiens côtoient les statues de cire du Musée Grévin (©Yann Deret)
Cyril Roche, metteur en scène de l’événement, fait son dernier discours : « Ce soir, c’est le grand soir ! » introduit-il. Contrairement aux trois soirs précédents, cette nocturne se veut exceptionnelle par son affluence et sa durée, une heure de plus. Cela fait six mois qu’il dessine ce projet avec les 28 personnes de la troupe, qu’il a « lui-même choisies». Cyril a voulu faire du sur-mesure : « On a intégré l’histoire à un cadre existant, celui du musée. C’est un lieu qui date de la fin du XIXe, alors on a adapté l’histoire pour qu’elle colle à l’époque »  décrit-il. 




L’histoire, c’est celle d’Hippocrate Buffon, descendant du célèbre naturaliste du même nom sous Louis XV. Ce chercheur, réputé pour son excentricité, aurait réhabilité les caves de Grévin afin d’y mener ses expériences sur « la bête ». Son interprète, Jacques Faugeron, confie: « C’est assez inhabituel, c’est différent du théâtre, beaucoup plus répétitif car la soirée dure quatre heures. Mais il y a une proximité et une liberté qui est vraiment agréable ». 

Jouer sur la confusion entre statues et acteurs

Pour Cyril Roche, le recours à de vrais comédiens permet de jouer sur la confusion entre représentation de cire et vrais personnages. Un pari réussi selon Kévin, venu redécouvrir Grévin pour cette occasion : « J’ai eu de vrais coups de flippe, à la fin on ne différencie plus les acteurs des statues ! ». Pour d’autres comme Noémie, le show n’était pas à la hauteur des 22 euros dépensés : « Pour avoir vu un événement similaire à Madame Tussaud à Londres, là je suis un peu déçu, je n’ai pas eu ma dose d’émotions. »
Ce soir le Grévin clôture cette semaine d'épouvante. Il délaisse dès demain son costume, pour rendre la vedette à ses occupants habituels. Les statues de cire seront de nouveau maîtresses chez elles. 
 

Ici plus de photos, prises par Yann Deret. 

 
Victor Le Boisselier




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