Le journal qui s'intéresse à ceux qui vous intéressent- 22 rue des Martyrs, 75009 Paris - Contact: dailyneuvieme@gmail.comMercredi 23 Mai
1:24
|
|||||
Le 9e selon Agathe de la BoulayeLa comédienne Agathe de la Boulaye (photo Marthe Lemelle), applaudie pour son "Monde selon Bulle" qu'elle interprète au Petit Hébertot, est aussi une amoureuse de son quartier de la rue Chaptal.
"Elle joue à côté, au petit Hébertot, dans le 17e, mais elle est du quartier! Il faut y aller!" Dans la pharmacie de la rue Chaptal, on ne tarit pas d'éloges sur Agathe de la Boulaye, à tel point que la comédienne, l'une des interprètes de La Crim à la télé, semble être de la famille...
"Drôle, poétique et poignant" Les critiques sont aussi élogieuses chez nos confrères, sans parler de Guillaume Gallienne, de la Comédie-Française, qui n'a "jamais vu un spectacle seul-en-scène aussi drôle, poignant et poétique". Nous sommes nous aussi tombés sous le charme de ce Monde selon Bulle, écrit et interprété par Agathe de la Boulaye. On rit, on a le cœur serré ou emporté. Par le talent de la comédienne à se transformer sous nos yeux en petite fille portée par ses rêves, en mère "paysagiste et naturiste", Grand-mère Gratte-Gratte ou standardiste gouailleuse, par son écriture pour raconter nos fragilités et nos travers, poétique ou choc, Icare rattrapé par une cigogne comme une irrésistible leçon de sexe, sans oublier la "clinique-des-gens-qui-n'entrent-pas-dans-le-moule" qui doit fermer pour excès d'affluence. Ou des neurones qui rendent leur tablier, fâchés d'être sous-employés, "si tu étais devenue toi, ça t'aurait vachement plu". Car Agathe de la Boulaye nous le rappelle, nous le chante, nous le démontre, "les grands destins, il y en a partout, comme des bulles, il faut les prendre, sans attendre qu'ils nous choisissent ! " "Famille de quartier" Dans la vraie vie, Agathe est comme son spectacle: drôle, poétique et émouvante. Mais non, elle n'a aucun lien de sang avec la pharmacienne. En revanche, celle-ci fait partie de sa "famille de quartier", celui de sa rue Chaptal, haut du 9e, au même titre que les coiffeurs de Privé, que ses copains de Moovies 2000. Et, en grande gourmande, elle est une fidèle cliente de la "boulangerie bleue", en haut de la rue Notre-Dame-de-Lorette, de la boucherie de la rue Pigalle, du café Matisse, ou encore, plus bas, du restaurant Pousse-Pousse. "C'est ma cantine, pas un bio genre qui-sent-le-cheveu-gras-et-je m'habille- sans-sous-tif, mais du bio très bon, très créatif." Le "grain de peau" du 9e Ce quartier, elle l'a adopté depuis un an, après en avoir tenté d'autres, du côté de la Butte aux Cailles, de Belleville, voire de la Madeleine. Mais après une enfance et adolescence américaines, "Denver, une maison avec un jardin devant, un autre derrière, genre Desperate Housewife", c'est ici qu'elle a retrouvé "ce lien chaleureux, joyeux" que Prévert lui avait fait découvrir dans les Enfants du Paradis. "Je connais les gens, on prend le temps de faire des papotes, des blagues. Il y a en même temps une vraie écoute et un respect, un très bon alliage entre mixité et certains codes de civilité dans lesquels je me retrouve." De ce quartier, elle apprécie "le grain de peau", le "frottement des énergies", son architecture, ses '"choses cachées", le musée de la vie romantique, avec le passé de George Sand et Musset comme les vitrines des petits sex-shop, "comme des tableaux de Toulouse-Lautrec, c'est incroyable que ça existe encore !" Un long métrage avec Armelle Enfin, elle profite de la proximité de la Société des auteurs. Elle s'y rend beaucoup pour écrire, quand elle ne joue pas Le monde de Bulle. Car après un court-métrage, Le Paravent, elle a retrouvé son amie Armelle (comédienne de Caméra Café) pour cette fois, co-écrire un long métrage, Le baisemain. Une comédie sur la nécessité des codes dans l'aristocratie. Un milieu qu'elle connaît bien - non, de la Boulaye n'est pas un pseudonyme -, elle, la première artiste d'une longue lignée de diplomates. Héritière d'une bonne éducation qui veut aussi que la femme reste à sa place, soumise, en retrait. Difficile quand, comme Agathe, comme Bulle, "on dépasse du coloriage, avec son énorme appétit d'espaces, de faire du bruit, de poser des questions". "Être vrai, en abondance" Alors quelles seront les prochaines questions d'Agathe, elle qui, après des débuts au théâtre de Levallois, a joué dans une quinzaine de films (Jefferson à Paris, Merci pour le geste, Alien vs Predator...), des fictions de télévision (La Crim, donc, mais aussi L'Allée du Roi, Les Grands Enfants, L'affaire Bruay-en-Artois...), et même écrit le scénario d'une bande-dessinée (La Goule, aux éditions Castermann) ? "On verra, je n'ai pas de plan ! Chaque construction ouvre de nouvelles portes, certaines imaginées, d'autres pas, c'est ça qui est génial. J'adore le chant, la danse... peut-être quelque chose qui englobe tout ça ? Mais toujours avec de l'humour, de la tendresse, de la lumière sur l'humain. Je suis très optimiste, nous avons un potentiel extraordinaire. Cela vaut le coup d'explorer ce que l'on peut faire de nous. Décider de son destin, sans attendre qu'il nous choisisse. Prendre conscience que tous différents, nous sommes avant tout uniques. Pour être vrai, en abondance." Le monde selon Bulle, théâtre Petit Hébertot, du mardi au samedi à 19h30. Emmanuelle Cohendet
Commentaires
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
Le 9e vu de la rue Bleue - 20/02/2011Le neuvième vu du 40 rue de Rochechouart - 28/02/2010Le rouge et le noir de Françoise Xenakis - 10/12/2009 |
En bref
DERNIERS COMMENTAIRES
|
Cliquez pour voir ou diffuser une petite annonce gratuite sur Le Daily Neuvième
Le Daily Neuvième on Facebook
Les petites annonces gratuites
CONCOURS OUVERT à TOUS à L'OEIL du HUIT !!!
|
|||
Le Daily Neuvième est édité par SurCom, SARL au capital de 8000 euros. RCS Paris. Siège social: 22 rue des Martyrs, 75009 Paris, tél: 06.29.54.42.50. Gérante et directrice de la publication: Katia Kermoal. Commission paritaire: 0512 W 90401.
|
|||||





