Mardi 9 Mai 2017
Rédigé par Julien Da Sois. Modifié le 15 Mai 2017

La «tech school» Ironhack débarque à Paris


Avis à tous les «geeks» parisiens: après Miami, Madrid et Barcelone, l’école américaine des métiers du numérique Ironhack installe son nouveau campus à Paris, au sein de l’espace WeWork au 33, rue La Fayette. Ironhack rejoint d’autres acteurs apparus sur ce créneau ces dernières années en France, comme Le Wagon ou la Wild Code School.


Une salle de classe de l'école Ironhack de Miami, la première à avoir été créée en 2013. ©Ironhack
Une salle de classe de l'école Ironhack de Miami, la première à avoir été créée en 2013. ©Ironhack
Si vous avez toujours rêvé de devenir le prochain Mark Zuckerberg ou le futur Bill Gates, votre heure est peut-être venue. Fondée à Miami en 2013, Ironhacktech school américaine formant métiers du numérique, ouvre son quatrième campus à Paris – après Miami, Madrid et Barcelone –  le 26 juin 2017.

La France, destination prisée des «tech schools»

La France attire depuis quelques mois des dev bootcamps, ces formations accélérées à la programmation informatique nées aux Etats-Unis. La tech school Ironhack n’est pas la première à s’installer en France. Le Wagon, la Wild Code School ou encore La Capsule Academy  ont déjà pris terre un peu partout en France. Toutes proposent des formations intensives de développeur web.

Il faut dire que la France constitue un terreau fertile pour ces écoles. «Ironhack a décidé de se lancer à Paris pour trois raisons, explique François Fillette, directeur général d’Ironhack France. La première, c’est que la France est devenue le deuxième écosystème tech en Europe derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne. La deuxième, c’est que notre pays manque de talents dans le numérique face à l’augmentation de la demande des entreprises du secteur. Et la troisième, c’est que notre modèle de formation n’existe pas encore en France.»

Une fois la décision de s’installer à Paris actée, Ironhack a dû trouver des locaux pour accueillir ses étudiants. Son choix s’est rapidement porté sur l’espace WeWork, le plus grand espace de coworking jamais aménagé en France (12 000 m2), qui a ouvert ses portes le 3 avril. «Nous partageons avec WeWork les mêmes valeurs, la même philosophie, justifie François Fillette. Nous gérons tous les deux un business physique, possédons une communauté liée au numérique et utilisons les mêmes méthodes pour animer cette communauté.»

«70 à 80 heures de travail par semaine»

Ironhack proposera des formations courtes mais intensives. Elles dureront seulement dix semaines: neuf semaines de cours, exercices et projets, et une dernière semaine dédiée au projet professionnel de l’étudiant (coaching, mise à jour du profil LinkedIn…). Durant ces deux mois et demi, les participants ne vont pas chômer. «Au total, pour les étudiants, ça représente un volume de travail de 70 à 80 heures de travail par semaine», prévient François Fillette.
Sur les quelques 800 étudiants déjà sortis de ses formations, Ironhack revendique un taux de recrutement à trois mois de 90%. ©Ironhack
Sur les quelques 800 étudiants déjà sortis de ses formations, Ironhack revendique un taux de recrutement à trois mois de 90%. ©Ironhack

Les formations tourneront autour de deux grands thèmes: le web development et l’UX/UI (expérience de l'utilisateur/interface pour l'utilisateur) design. La première formation, qui accueillera au maximum 20 élèves du 26 juin au 1er septembre, sera consacrée au web development, et notamment à l’apprentissage du langage de programmation JavaScript. «Les étudiants apprendront à créer un site internet, développer des applications web et gérer des bases de données», indique François Fillette. Trois autres formations sont prévues d’ici la fin de l’année. Pour le prix, il faudra débourser 6 500 euros. «Ce tarif est justifié par la qualité de la formation et le retour sur investissement, avec la possibilité d'obtenir un job à l'issue des dix semaines», précise l’ancien pensionnaire d’HEC.

De la concurrence mais pas de crainte

La concurrence avec les autres écoles du numérique déjà implantées en France ne fait pas peur à Ironhack. «Le marché est suffisamment gros pour tout le monde», assure François Fillette. En outre, Ironhack diffère sur de nombreux points des tech schools comme Le Wagon, une école de code fondée en 2013 à Paris. «Nos étudiants apprennent moins de langages informatiques qu’au Wagon. De plus, nous les accompagnons dans leur projet professionnel, ce que Le Wagon ne fait pas. Enfin, nous recrutons des profils plus diversifiés: la motivation et l’intérêt pour la technologie sont nos deux seuls critères de sélection », explique François Fillette.

Pour appuyer ses propos, le General Manager d’Ironhack France cite l’exemple de Benjamin, un ancien ouvrier du BTP qui s'est reconverti dans le développement web grâce à une formation d’Ironhack en Espagne. De la construction de bâtiments à celle de sites web, il n’y a qu’un pas.

Infos pratiques
Ironhack
33, rue La Fayette
Ligne 7 Le Peletier
06 37 38 14 44
Julien Da Sois 



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