Le journal qui s'intéresse à ceux qui vous intéressent- 22 rue des Martyrs, 75009 Paris - Contact: dailyneuvieme@gmail.comMardi 22 Mai
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Junot Investissements s'implante rue des MartyrsSébastien Kuperfis (photo) dirige la nouvelle agence immobilière, Junot Investissements, au 62 rue des Martyrs. "Après avoir démarré dans le 18e, c'était important de nous installer rue des Martyrs, notre quatrième point d'implantation, dans un arrondissement que l'on connait bien. La rue des Martyrs est passante", justifie le directeur. Le point sur le marché immobilier dans le quartier. Ne prenez-vous pas un risque en vous installant dans le 9e, où il y a déjà beaucoup d'agences immobilières? Sébastien Kuperfis: C'est toujours un risque d'ouvrir une nouvelle agence mais nous connaissons bien l'arrondissement, étant donnée notre implantation dans le 18e tout proche. Il n'y a pas d'agence leader sur ce marché même s'il y en a de bonnes. Nous voulons nous démarquer par la qualité de service et notre professionnalisme. Concrètement, comment un client, potentiel acheteur ou vendeur, peut-il faire la différence entres les professionnels? SK: Le point fondamental est tout d'abord l'estimation du bien. Il faut avoir le courage de parler du prix du marché et du prix juste. Nous nous basons sur l'ensemble de nos statistiques de ventes et celles de la Chambre des notaires. Certains agents immobiliers n'hésitent pas à surestimer le prix pour faire plaisir aux clients, ce qui n'est pas professionnel. Nous sommes là pour éviter aussi les problèmes juridiques. Le bien est-il conforme à ce qui est annoncé? Est-il vierge de tout problème de succession? Nous contrôlons une multitude de points. N'est-ce pas le travail normal d'une agence immobilière? SK: Dans cette profession, il y a une grande différence de compétences et de services selon les agences. Les français ne veulent pas payer pour un service. 50% des transactions immobilières se font entre particuliers et il y a de tout sur ce marché. En Grande-Bretagne, près de 98% des transactions sont effectuées par des professionnels. Cette crise a conduit au regroupement d'agences et à introduire plus de rigueur dans ce type de transactions. La baisse des prix est-elle une réalité? SK: Tout le monde veut des chiffres et les publications ne manquent pas. Il y a de nombreux critères qui rentrent dans le prix: la rue, l'immeuble, l'étage, le bruit, la disposition, les travaux... Les défauts coûtent chers, ils peuvent faire aujourd'hui baisser le prix de 20%. Je ne peux pas parler de baisse mais de re-échelonnement. Pour un bien de qualité, il n'y a pas eu de baisse. Le marché est-il toujours bloqué en raison de la crise? SK: Jusqu'en mars 2009, le marché était bloqué. Aujourd'hui, il est à nouveau actif et les taux sont bas. J'ai des milliers d'acheteurs potentiels dans ma base et j'ai tous les jours dix nouveaux acheteurs qui viennent à l'agence. Entre fin 2008 et début 2009, il n'y avait plus d'acheteurs sur le marché. Maintenant, ce sont les vendeurs qui ont peur de vendre. Le rôle des banques a été critiqué car elle n'accordaient pas facilement des prêts. Qu'en est-il aujourd'hui? SK: Les banques jouent le jeu. Elles font leur travail correctement. La seule différence, même pour des clients fortunés, est que ce n'est plus aussi simple qu'un coup de fil. Les dossiers sont analysés de près. Avez-vous des fourchettes de prix pour l'arrondissement? SK: Les rues les plus chères telles que la rue des Martyrs, Chaptal, Moncey, Saint-Georges, Bruyère ou l'avenue Trudaine se situent en moyenne entre 7500 et 8500 euros le m2. Un bien exceptionnel peut atteindre 10 000 euros le m2. Rue Poissonnière ou Montmartre, les prix tournent autour des 5500 et 6500 euros. Peut-on faire des affaires? SK: C'est rarissime car l'information circule. Le problème est que nous manquons de biens. La 9e est un arrondissement attractif. Dans le cœur de Paris, le 9e est moins cher que le premier et le second arrondissement, le Marais ou le beau 17e. Il y a une réelle pénurie sur les 50 à 70 m2. Cela s'équilibre mieux pour les grandes surfaces entre 150 et 200 m2. Quelle est votre plus belle vente récente? SK: 154 m2 pour environ 800 000 euros soit 5200 euros le m2. Il s'agissait d'un immeuble, rue de Calais, du 18e siècle, avec parquet, moulures et cheminées, exposition plein sud et au premier étage. Il était en vente depuis un an. Comment voyez-vous l'avenir? SK: J'avoue que je ne sais pas. Les avocats d'affaires parlent de prochaines faillites d'entreprises et de licenciements... Propos recueillis par Katia Kermoal Voir le site de Junot Investissments Katia Kermoal
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Le Daily Neuvième est édité par SurCom, SARL au capital de 8000 euros. RCS Paris. Siège social: 22 rue des Martyrs, 75009 Paris, tél: 06.29.54.42.50. Gérante et directrice de la publication: Katia Kermoal. Commission paritaire: 0512 W 90401.
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