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François Vallejo vient présenter les Soeurs Brelan à la librairie Climats

François Vallejo viendra dédicacer son livre "Les sœurs Brelan", le 21 octobre à la Librairie Climats, 43 rue de Clichy, à partir de 18 heures. Le Daily Neuvième lui a demandé de nous dévoiler la genèse de son livre.


François Vallejo vient présenter les Soeurs Brelan à la librairie Climats
Comment vous est venue l'idée des "Sœurs Brelan"?

François Vallejo: D'une situation personnelle, avec la mort de ma mère. Quelques semaines avant sa disparition, j'ai pensé à cette fratrie qui avait disparu. Le sujet s'est imposé de lui-même bien que ce roman ne soit pas biographique. A partir de là, l'imaginaire prend le dessus. Très souvent, le point de départ d'une histoire vient un peu par hasard. Par exemple, une personne qui s'évanouit dans un magasin. Alors que les secours s'organisent, elle en profite pour disparaître et cela peut constituer le départ d'un livre.

Quel type d'écrivain êtes-vous?

FV: Je construis beaucoup dans ma tête avant d'écrire. Il y a une sorte de macération interne et permanente, épuisante pour moi-même et mon entourage. Quand j'écris, je ne fais qu'une mise en forme finale. Je ne fais pas relire mes textes sauf à mon éditeur. Écrire est un exercice solitaire. Je parle assez peu car j'ai besoin d'intérioriser. Puis on laisse place au monde extérieur...

J'imagine que la sortie d'un livre est très stressante...

FV: C'est en effet un moment difficile. On est toujours surpris. Par exemple, mon roman a été perçu avec plus de légèreté et d'humour que je n'avais pensé transmettre.

Propos recueillis par Katia Kermoal

Les soeurs Brelan, François Vallejo, Editions Viviane Hamy – 19 €

Elles sont trois sœurs, Marthe, Sabine et Judith, trois sœurs aux yeux gris, complices, inséparables. Orphelines, elles vivent dans la trop grande maison construite par leur père architecte. Marthe vient juste d’avoir 21 ans. Elle assumera donc la charge de ses cadettes, contre l’avis d’un conseil de famille mené par une tante rapace qui aimerait bien mettre la main sur la maison.

Elles restent donc ensemble, plus forte ainsi, se comprenant d’un seul coup d’œil, se taisant ensemble ou parlant toutes à la fois. Avec la complicité joyeuse de Grand-mère Madeleine, elle se frayent un chemin dans la vie. Marthe, maternelle et dévouée, va travailler dans l’agence fondée par son père jusqu’à ce que la tuberculose l’empêche de continuer. Elle y sera relayée par Sabine, entreprenante femme d’affaire qui épousera un client allemand au grand dam des deux autres. Quant à Sabine, femme-enfant espiègle et impertinente, elle refuse études et travail pour se consacrer à ses utopies architecturales jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse d’un tueur en série.

Voici un roman vif et joyeux : les hommes y sont souvent grotesques, les voitures à bout de souffle et  les femmes manipulatrices. De son style rapide, direct, rythmé de phrases courtes, François Vallejo nous mène de la fin de la guerre jusqu’à la chute du mur de Berlin, dans l’univers savoureux de ces trois sœurs indépendantes, obstinées, bref, émancipées.

François Prévot pour Le Daily Neuvième






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Publié par Le Daily Neuvième le 06/09/2010 à 10:02 | 1 Commentaire