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Mardi 22 Mai
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Café Carmen : cocktails hors du temps

Dans le cadre de notre série "Où sortir, où boire un verre", nous avons poussé la porte du 34, rue Duperré. Pour découvrir un lieu spectaculaire et feutré, et un cocktail savoureux concocté par un barman aux petits soins.


Café Carmen : cocktails hors du temps
Sur la façade, pas d'enseigne, mais une plaque discrète pour rappeler que Georges Bizet vécut et mourut là.
En  quelques marches, on quitte le tapage et les lumières clinquantes de Pigalle (on est à deux pas du Moulin rouge) pour se retrouver au 19e siècle, et découvrir, sous des plafonds hauts, très hauts, et à la lueur d'éclairages tamisés, des stucs, une cheminée monumentale, des cariatides, des fresques, une enfilade de petits salons à l'intimité préservée par de lourdes tentures.
En clin d'œil au passé de maison close (si Bizet vécut dans cet hôtel particulier, c'était au second étage, dans un appartement aux dimensions modestes), l'un des salons du Café Carmen.cafecarmen.com offre un vaste lit, ailleurs, canapé et fauteuils sont dans une cage, sur une estrade.


Café Carmen : cocktails hors du temps
"Certains clients hésitent à s'y installer, d'autres en raffolent" explique Benjamin.
Passionné tout autant par les alchimies de son shaker que par le contact avec les clients, il est, à 22 ans, le responsable du bar.
Depuis novembre dernier, date à laquelle cet établissement qui donnait dans la location de salles, et fut aussi connu sous "Le Poste", a changé de direction pour devenir bar à cocktails. Une vingtaine qui seront bientôt sur une carte, selon des recettes du 19e siècle. Mais Benjamin aime aussi concocter du sur-mesure, "comme un visagiste", suivant vos goûts, votre allure, votre façon de vous habiller, de marcher. En évitant autant que possible la vodka, "has been", pour préférer l'absinthe, le bourbon, et en soignant tout autant le goût, l'odorat et la vue...
Un bel endroit où il faut se rendre le mardi ou le mercredi si l'on recherche le calme, du jeudi au samedi si on préfère l'animation. Ouvert de 20 heures à 2 heures, les deux directrices artistiques varient la programmation musicale, entre concerts acoustiques, piano bar, djs, annoncée sur le site ou sur facebook.

Café Carmen, 34, rue Duperré, 75009 Paris. Tel : 01 45 26 50 00
 Prix des cocktails : de 12 euros (classique) à 15 euros (plus élaboré).
Emmanuelle Cohendet
           

Commentaires

1.Posté par orphee paris le 01/04/2011 11:50
super super arrive bientot
qt[u[i[

2.Posté par robert le 05/04/2011 11:49
Et puis tous les sdf du coin peuvent venir chercher le matin les centaines de mégots qui jonchent le trottoir ....
Sympa pour eux et les cigrettes se décomposent vite !!!
Si c'est une sans filtre, il faut compter entre 6 mois et un an, car les matières à décomposer sont du papier (cellulose) et des fibres végétales de tabac. La durée de décomposition est variable en fonction des conditions de température et d'humidité, mais c'est à peu près la même que celle des feuilles des arbres. Bien sur dans des conditions particulières (montagne ou extrême nord), il n'y a pas de décomposition.

Si c'est une cigarette avec filtre, le temps de dégradation du filtre est beacoup plus long. En effet, le filtre est composé d'acétate de cellulose, une matière synthétique résistante et capable de fixer les molécules (goudrons et nicotine...). Avec le temps, l'acétate de cellulose (aussi utilisée comme support des photos argentiques et couleurs) se dégrade en émettant de l'acide acétique (vinaigre), puis sous l'action des UV va devenir cassante et se réduire sous forme particulaire et volante. A terme, son oxydation sera totale mais il faudra compter une dizaine d'années.

Ce qui est intéressant ici, c'est de voir qu'un mégot laissé dans la nature va progressivement se déchiqueter pour réduire les fibres d'acétate de cellulose en particules suffisamment fines et légères pour pouvoir être mises en suspension dans l'air. Je rappelle que la propriété de base de l'acétate de cellulose dans les cigarettes est de fixer les goudrons, donc cette fonction sera aussi assurée dans l'atmosphère jusqu'à ce que les particules soient saturées (comme une éponge se gonfle d'eau) en goudrons et autres polluants organiques (benzène, ...)). Les particules d'acétate chargées aboutiront indistinctement sur les feuilles des plantes, sur le linge, les façades, dans les sols, dans vos poumons et contriburont directement à la dégradation de vos poumons si vous les inhalez ou indirectement à travers la chaîne alimentaire.

En conclusion, même une fois une cigarette fumée, elle est toujours dangeureuse et jeter les mégots dans une poubelle est un geste citoyen et de santé publique

3.Posté par Benoît le 06/04/2011 09:09
Robert ne mégote pas sur le recyclage de l'acétate

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Publié par Le Daily Neuvième le 09/04/2012 à 19:08 | 0 Commentaire