C'est l'histoire d'une petite fille coincée entre deux parents hystériques. Elle tente de s'approprier sa vie en une douzaine de tableaux joués par cinq jeunes femmes, qui endossent plusieurs rôles. Une pièce à l'humour décalé et à la poésie cinglante et comique signée par Pierre Notte. A voir jusqu'à fin février au théâtre La Bruyère.
Tout commence par une scène de ménage. Marie, une adolescente qui rêve de devenir gardienne de péage sur autoroute (sic), est prise en otage par ses parents et un environnement qu'elle veut fuir.
La suite, c'est à dire sa vie, va alors défiler en une douzaine de tableaux qui vont tour à tour l'amener à un amour impossible, quelque part en Scandinavie. Entre absurde et humour décalé, la pièce est rythmée, jouée avec beaucoup de punch, et on finit par se prendre au jeu de cette histoire un peu bizarre qui s'amuse avec les clichés de la littérature et d'une certaine culture intello et ampoulée. On vous laisse la surprise de la scène finale...
Pierre Notte signe un très beau texte plein de dérision et de causticité. Sa mise en scène, sobre, possède la force de l'essentiel, mettant en avant le jeu des comédiennes (Jennifer Decker, Flavie Fontaine, Charlotte Laemmel, Caroline Marchetti, et Marie Notte). Les cinq interprètes semblent bien s'amuser - et nous aussi - dans une pièce qui donne la part belle à chacune. Jennifer Decker, qui joue Marie, est craquante comme un cœur à prendre.
Les couteaux dans le dos. Texte et mise en scène de Pierre Notte. Théâtre La Bruyère, 5 rue La Bruyère, 75009 Paris. Réserver sur le site du Théâtre Le Bruyère