Voilà un restaurateur parisien qui ne connaît pas le marché de Rungis. Et s'en félicite. Vincent Damon (photo) fait venir à lui une ou deux fois par semaine de « véritables produits de la ferme » pour satisfaire les appétits de ses clients du Béguin, le resto-bar qu’il a ouvert depuis le mois dernier 2 rue du Cardinal Mercier.
La proposition pourrait paraître prétentieuse, ou futilement dans l’air du temps, à coups de « fromages fermiers », « charcuterie bretonne », ou « salades et légumes picards ». Rien de tel ici, le patron visant la simplicité, pas l’abondance, la tranquillité pas la cohue.
Il l’a bien cherché, cette quiétude, en posant ses valises dans cette rue discrète, pourtant si proche de l’animation de la Place de Clichy. Quelques voitures qui ne cherchent qu’une place pour se ranger, une charmante fontaine pour fermer la rue, c’est un décor paisible qu’apprécie Vincent. Il s’accorde apparemment avec son tempérament.
Scénariste et réalisateur
A l’intérieur de ce vieux troquet, passé par deux mois de travaux après le « coup de foudre » de la première visite, l’heure est aux années 50. Petits carreaux de mosaïque au sol, murs de miroirs, comptoir ancien. Et musique au poil, Elvis Presley en porte-étendard. Longtemps, le lieu s’est appelé le « Petit Cardinal ». Vincent a opté pour le « Béguin », un mot « à la fois rétro et positif » choisi en pensant à Boris Vian.
Scénariste et réalisateur pour le cinéma ou le théâtre, Vincent compte bien ne pas abandonner ses premières amours. Il a même pour ambition de réaliser un film au printemps prochain. Pour l’heure, il apprend avec passion et méthodiquement son nouveau métier, ce qui n’est pas rien, avec le souhait sincère de partager de bonnes choses et un bon moment. Avec sa clientèle de voisinage, de bureaux, de sortie de théâtre. Celui de l’Œuvre est à deux pas.
La carte est volontairement resserrée. Deux assiettes de charcuterie généreuses (comme tous les plats passés sous nos yeux) autour de dix euros, l’une française, l’autre espagnole. Vincent songe déjà à une prochaine « assiette de la mer ». Voire soupe du jour, quiche, assiette de fromages. Desserts dans le même esprit, de 3,5 à 4 euros pour une faisselle, une compote ou une tarte. Côté bar tout le jour, thé Mariage Frères, et une carte de boissons à prix doux: 2,5 le demi de Pelforth au zinc, 2,8 en salle, des vins au verre à 3 euros, 9,5 le pot de 50 cl.
Vincent souhaite faire vivre le Béguin en y programmant régulièrement entre autres concerts ou lectures. Il y a du pain sur la planche. BYAM
Le Béguin, 2 rue du Cardinal Mercier, 75009 Paris. T/01.42.81.58.20. Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 2h et samedi de 10h à 2h.
Il l’a bien cherché, cette quiétude, en posant ses valises dans cette rue discrète, pourtant si proche de l’animation de la Place de Clichy. Quelques voitures qui ne cherchent qu’une place pour se ranger, une charmante fontaine pour fermer la rue, c’est un décor paisible qu’apprécie Vincent. Il s’accorde apparemment avec son tempérament.
Scénariste et réalisateur
A l’intérieur de ce vieux troquet, passé par deux mois de travaux après le « coup de foudre » de la première visite, l’heure est aux années 50. Petits carreaux de mosaïque au sol, murs de miroirs, comptoir ancien. Et musique au poil, Elvis Presley en porte-étendard. Longtemps, le lieu s’est appelé le « Petit Cardinal ». Vincent a opté pour le « Béguin », un mot « à la fois rétro et positif » choisi en pensant à Boris Vian.
Scénariste et réalisateur pour le cinéma ou le théâtre, Vincent compte bien ne pas abandonner ses premières amours. Il a même pour ambition de réaliser un film au printemps prochain. Pour l’heure, il apprend avec passion et méthodiquement son nouveau métier, ce qui n’est pas rien, avec le souhait sincère de partager de bonnes choses et un bon moment. Avec sa clientèle de voisinage, de bureaux, de sortie de théâtre. Celui de l’Œuvre est à deux pas.
La carte est volontairement resserrée. Deux assiettes de charcuterie généreuses (comme tous les plats passés sous nos yeux) autour de dix euros, l’une française, l’autre espagnole. Vincent songe déjà à une prochaine « assiette de la mer ». Voire soupe du jour, quiche, assiette de fromages. Desserts dans le même esprit, de 3,5 à 4 euros pour une faisselle, une compote ou une tarte. Côté bar tout le jour, thé Mariage Frères, et une carte de boissons à prix doux: 2,5 le demi de Pelforth au zinc, 2,8 en salle, des vins au verre à 3 euros, 9,5 le pot de 50 cl.
Vincent souhaite faire vivre le Béguin en y programmant régulièrement entre autres concerts ou lectures. Il y a du pain sur la planche. BYAM
Le Béguin, 2 rue du Cardinal Mercier, 75009 Paris. T/01.42.81.58.20. Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 2h et samedi de 10h à 2h.