Le mélanome est le cancer qui a enregistré la plus importante augmentation en Europe depuis 20 ans. Partir au soleil ou rester dans l'arrondissement, voici quelques conseils pour se protéger...
Pour ne pas être trop blanc l'été, beaucoup choisissent d'aller se faire dorer au centre de bronzage. "Le nombre de séances en cabine dépend du type de peau", explique Dominique Baumier, directeur général du groupe Point Soleil. Pour une peau dite "normale", il faut trois ou quatre séances, en augmentant le temps d'exposition de façon progressive. Et d'ajouter: "Nous avons souvent des dermatologues qui nous envoient des clients pour prévenir certains effets gênants dus à l'exposition au soleil, comme l'apparition de boutons de chaleur."
La dermatologue J.P, installée dans le 9e, n'est visiblement pas de cet avis. "Il n'y a pas plus dangereux que les cabines de bronzage, affirme-t-elle. Elles ne préparent absolument pas la peau au bronzage, elles n'ont aucune action protectrice". En cela, elle semble en phase avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui rappelait en mars dernier que "l’utilisation croissante des lits de bronzage seraient les principales raisons de cette augmentation du nombre de cancers cutanés".
Crème solaire et biafine indispensables
"Il faut surtout faire preuve de bon sens avec le soleil, explique notre dermatologue. Mettre un chapeau, des lunettes de soleil et un T-shirt est préférable". Elle n'est pas opposée au bain de soleil. "Les inconditionnels du bronzage doivent surtout éviter de s'exposer de midi à 16h, et mettre de la crème toutes les deux heures."
En cas de coup de soleil, "le meilleur moyen de soulager la brûlure reste d'appliquer de la traditionnelle Biafine. Et d'arrêter immédiatement toute exposition au soleil bien sûr", ajoute-t-elle.
Ann-Carole Herpin, de la Pharmacie Rose, 34 rue Saint Lazare, a quelques explications pour mieux s'y retrouver dans la jungle des produits solaires. "Toutes les normes ont été standardisées, dit-elle. Un bonheur pour quiconque essayait de comprendre pourquoi un indice de protection 100 équivalait à du 50 en fonction des marques."
Ainsi, la plus haute protection que l'on puisse trouver est désormais à 50+. Il faut en enduire les enfants, qui sont les plus sensibles", explique Ann-Carole.
"Tout bronzage reste une brûlure", prévient-elle. La crème après-solaire est donc recommandée, même quand on n'a pas pris de coups de soleil. "Les mentalités commencent à changer sur le sujet. Les clients nous demandent des crèmes à fort indice de protection. Le bronzage est progressif et tient mieux."
Aude Gérard pour le Daily Neuvième