Avec l'arrivée des beaux jours, la multiplication des terrasses des cafés et restaurants semble bien naturelle. Pourtant, le sujet a suscité une vive polémique, mardi 16 juin, lors du conseil de quartier Lorette-Martyrs. Il faut dire que certains établissements ont tendance à s'étaler...
Une trentaine de riverains s'étaient réunis à l'école maternelle, 12 rue Clauzel, autour du thème "mieux vivre ensemble l'espace public". Le sujet, plutôt vaste, s'est rapidement porté sur le problème des terrasses empiétant sur les trottoirs.
Un membre de la Direction de la prévention et de la protection (DDP) a informé les citoyens de la réglementation en vigueur. "Chaque détail, que ce soit la hauteur, la largeur et la profondeur de la terrasse, est rigoureusement encadré", a-t-il expliqué. Tout contrevenant dispose de 2 à 48 heures pour se mettre en règle suite à un avertissement. S'il persiste à déborder de son emplacement, l'amende est fixée à 38€, réévaluée à 60€ si impayée. En cas de situation contentieuse, le commerçant peut être amené à verser jusqu'à 1500€.
Débordements rue Pigalle
Pourtant, plusieurs riverains mécontents se sont plaints de débordements, notamment en haut de la rue Pigalle, photographies à l'appui. Laurent Chabas, l'adjoint au Maire, qui présidait le conseil, a indiqué que toute plainte particulière peut être signalée à la Mairie et fera l'objet de vérifications.
"Les droits d'occupation des terrasses sont un enjeu économique important puisqu'ils apportent 3,5 millions d'euros par an à la Mairie de Paris, a-t-il ajouté. La vie des cafés est aussi une preuve de la bonne santé de notre quartier."
Un équilibre à trouver
Un projet de groupe de travail, formé par des élus et des représentants de riverains, vient de voir le jour à l'échelle de Paris. Ces travaux pourront par exemple servir de référence pour la réorganisation des terrasses place Gustave Toudouze.
"Il y a un équilibre à trouver pour contenter à la fois les passants et les commerçants", a déclaré Laurent Chabas. Et un restaurateur d'ajouter, faisant appel au sens civique de chacun: "Il ne faudrait pas oublier que c'est aussi aux clients de respecter les limites des terrasses."
Aude Gérard pour le Daily Neuvième