Mardi 2 septembre, 10.000 enfants font leur rentrée dans le 9e arrondissement. L'occasion pour Le Daily Neuvième de publier une série sur les principaux acteurs, en dehors des enfants, de cette rentrée scolaire. Démarrage avec Laurent Chabas (photo), premier adjoint au Maire et délégué à l'éducation, la jeunesse et la propreté.
Premier adjoint au maire du 9e arrondissement, Laurent Chabas est délégué à l'éducation, à la jeunesse, et à la propreté... Ses quatre enfants ont tous fait leur scolarité dans l'arrondissement. Lui-même y a longtemps représenté la Fédération des parents d'élèves (FCPE).
Depuis 2001, cet élu est en charge à la Mairie des sujets relatifs à l'éducation. Une mission qu'il poursuit depuis les dernières municipales. "J'ai souhaité suivre les projets qui avaient été lancés lors de la mandature précédente, notamment la création de quatre écoles", explique-t-il. Interview.
Que signifie être délégué à l'éducation au niveau de l'arrondissement?
Laurent Chabas. Pour résumer, j'interviens dans le suivi des chantiers de création d'écoles, l'entretien des équipements scolaires des 18 écoles de l'arrondissement, les caisses des écoles, les cantines des établissements et toute l'administration. La municipalité est en charge du personnel qui intervient en dehors des plages d'enseignement, soit de 12 à 14h et de 16h30 à 18h. Il s'agit de superviser le personnel des garderies, des maternelles comme les assistantes maternelles, les dames de service dans les écoles élémentaires ou les professeurs de musique, arts plastiques et de sport ou les animateurs inter-classes. Au total, sans responsabilité hiérarchique directe, je suis l'interlocuteur privilégié de l'ensemble de ces services qui représentent facilement plus de 200 personnes.
Combien d'enfants sont-ils scolarisés dans l'arrondissement?
Il y a 10.000 enfants scolarisés: 1600 en maternelle, 2200 en primaire, 2500 au collège et 3700 au lycée. Pour cette rentrée, les effectifs ont augmenté de 2% à la maternelle et de 1% pour le primaire. Nous avons demandé à l'inspection de l'académie l'ouverture d'une classe de maternelle rue de Rochechouart. En revanche, nous risquons de perdre un enseignant et donc une classe à l'école de la rue Chaptal. En moyenne, il y a 27 élèves par classe.
Comment f9e-t-on le nombre d'enseignants par école?
Cela se fait au niveau de l'Education nationale. Il faut savoir que 30 élèves par classe est le seuil déclencheur de l'ouverture d'une classe et 25 élèves le seuil de sa fermeture. Pour un élu, il est difficile d'anticiper car les effectifs sont instables. En juin, nous communiquons au rectorat le nombre d'enfants qui seront scolarisés en septembre. Cela détermine les conditions de la rentrée scolaire.
Comment faites-vous la répartition de l'ensemble des élèves dans les différents établissements?
Le premier critère est d'assurer une homogénéité et un équilibre entre les différentes écoles. Il est d'autant plus difficile de le faire que le 9e a connu entre 2000 et 2005 plus de 6% de croissance démographique. Le regroupement des fratries est le deuxième critère, suivi des demandes qui concernent les enfants handicapés. Viennent en dernier lieu les sollicitations spécifiques.
Avez-vous constaté un changement important ces dernières années sur le plan de l'éducation?
L'évolution la plus importante porte sur le mode de perception et d'apprentissage des enfants. Il y a une plus grande autonomie des enfants dans la manière d'appréhender l'extérieur. Ce bouleversement a conduit les enseignants à s'adapter et à ouvrir les portes de l'école à de nouvelles matières comme l'informatique, la culture...
Quelle est la spécificité de cette rentrée scolaire?
Le renforcement du soutien scolaire pour les cours préparatoires et les primaires. Une aide gratuite que l'on peut trouver auprès d'associations que nous soutenons comme l'association Siloé ou ESA ( Entraide scolaire amicale) ou l'Antenne Jeunes. Nous avons financé pour le primaire, avec la collaboration de l'International Visual Theater (IVT), cité Chaptal, une pièce de théâtre qui est l'adaptation dans la langue des signes des Fables de La Fontaine. Nous distribuerons aux écoliers du CM2 de l'arrondissement, comme l''année dernière, 400 dictionnaires. Fin septembre, avec Philippe Torreton, conseiller de Paris et délégué à la citoyenneté, à la lutte contre les discriminations et aux événements artistiques et Thierry Cazaux, délégué au patrimoine et à la culture, nous rencontrerons tous les directeurs d'écoles et de collèges pour monter ensemble des projets culturels et éducatifs. Enfin, janvier 2009 marquera l'ouverture de l'école rue de la Tour d'Auvergne, qui permettra de désengorger l'école du 21 rue Milton.
Comment envisagez-vous de gérer l'accueil des élèves en cas de grève des enseignants?
La loi sur le droit d'accueil, du 20 août dernier, a été publié le jour suivant dans le Journal Officiel. Les décrets d'application ne sont pas encore sortis, nous les attendons. Le maire de Paris a précisé qu'il n'était pas favorable à cette mesure. C'est une main mise sur les grèves. L'application de cette loi sera très compliquée.
La suppression de la carte scolaire a-t-elle posé des problèmes sur le terrain?
Pour le lycée, c'est la première année et c'est géré directement par l'Education nationale. La mise en place a parfois été difficile pour les élèves qui suivent des options rares. Il ne faut pas se tromper, on n'est pas sur du libre choix car tout dépend du carnet de notes.
Qu'allez-vous faire mardi 2 septembre au matin?
J'ai prévu avec Jacques Bravo, le Maire du 9e arrondissement, de visiter les écoles du quartier. Toute ma journée sera consacrée à cette rentrée.
Propos recueillis par Katia Kermoal pour Le Daily Neuvième.
Rendez-vous demain avec Monique Lollier, directrice de l'école maternelle rue de Rochechouart.