La Loge s'apprête à lever l'ancre. Plus qu'un mois pour visiter ce théâtre de poche de la rue La Bruyère animé par Alice Vivier (à droite sur la photo) et Maïté Rivière (à gauche).
Après près de 4 ans de bons et loyaux services au 2, rue La Bruyère, La Loge met les voiles. Ce théâtre de poche, avec ses 30 places et sa scène de 2 m2, est animé par une paire de drôles de dames débordant d’énergie. Aux commandes, la directrice Alice Vivier, épaulée de Maïté Rivière à la communication. Elles s'attachent à faire découvrir les jeunes talents grâce à une programmation éclectique: théâtre, chanson, cabaret, projections de courts métrages... La proximité entre le public et artistes est essentielle.
Avant de quitter la rue La Bruyère pour voir un peu plus grand vers d’autres horizons, La Loge propose un « Bouquet Final », du lundi 23 au samedi 28 juin. Au programme, un thème différent chaque soir, avec le retour attendu de nombreux artistes déjà passés par là pour une succession de multiples et courtes prestations. En clôture, la fièvre du samedi soir s’emparera du lieu pour une joyeuse fête pour partie improvisée.
A cette occasion, l’équipe de La Loge entend encore soutenir l’« effervescence artistique » au sein de ce théâtre lilliputien, lieu de vie et d’échanges. Alice et Maïté ne manquent pas de passion pour donner à voir et à entendre.
Intarissables sur les conditions d’e10ercice parfois délicates de leur métier, elles se félicitent de ne fonctionner qu’en partage de recettes avec les artistes, sans location de la salle. Elles vous parleraient des heures de leurs sélections artistiques, de l’adorable voisin du dessus qui ne s’est jamais plaint, du café du coin où un jeu de clés attend toujours les artistes qui souhaitent répéter.
En attendant cette semaine de fête(s), fin juin, La Loge poursuit chaque soir son travail de friche, pour des soirées conviviales où, à raison de 2 euros la boisson et 6 à 8 euros pour la plupart des spectacles, on prend juste le risque de passer une bonne soirée sans se ruiner. A venir, les lundis, dix clowns sur scène pour un moment « tout public », ou, les samedis, Gaspard Proust, récent lauréat du Prix Jeunes Talents du festival Paris fait sa Comédie. BM pour Le Daily Neuvième